mercredi 11 décembre 2013

EPA vs ENT

Depuis une semaine, cette antagonisme me taraude...

Mais a t-il bien lieue d'être ?

Quels que soient les choix de structuration pour son EPA, il cotoiera et interagira avec un ENT.
Idéalement pour qu'une symbiose entre ces "deux" environnements puisse s'installer il faut que chacun puisse bénéficier à, et de, l'autre.
Cette intégration implique sans doute une certaine souplesse du cadre normatif de l'ENT et une responsabilisation des EPA qui y sont rattachés.
On peut alors rêver à un méta-environnement faisant office d'écosystème d'apprenance pour les divers réseaux y évoluant...

Je vous propose, inspiré du principe d'intégration de la déviance développé par N.Alter dans "L'innovation ordinaire", une mise en image de ce rêve dans un Prezi.



Licence Creative Commons
EPA vs ENT de Frédéric Bernard est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à http://www.flickr.com/photos/unavoidablegrain/.




mardi 26 novembre 2013

In vino spumoso véritas ?

Créé au Québec par Christine Renaud, il ne s'agit pas d'un nouveau produit de l'agro-alimentaire, mais d'un mode de reconstruction de relations de proximité à partir d'un média décentralisé.
L'efficience et la pertinence que peuvent avoir les interactions "par paire" mises en avant m'ont rappelé ce qui se passait aux bars de la fac quand j'étais jeune.

Dans les amphis, nous nous regroupions en sachant (plus ou moins) ce que nous venions apprendre. 
Dans un bar, même si ce n'est pas ce que l'on est venu y chercher, on apprend souvent des choses passionnantes, dans des domaines quelquefois inattendus :
- J'lui trouve un gout de sérendipité
- Y'en a !*
La condition est de se donner la peine de défaire l'écheveau de discussions de comptoir.

Plus tard, on retrouve les mêmes interactions autour de la machine à café, du distributeur de boissons fraîches ou des volutes de fumées de cigarettes qui se fraient un chemin entre les gouttes de pluie arrosant le coin de parking gracieusement alloué aux fumeurs... 

Christine Vaufray nous demandait un exemple. J'ai trouvé le mien dans le souvenir d'une situation plus politiquement correcte:
L'été dernier, après deux ans de travail intensif, je profitais de mes vacances pour faire un peu de sport dans la canicule de Chambéry. 
Profitant d'une pose, j'engageai la conversation avec un autre pratiquant.
J’en oubliais de surveiller le distributeur dont j’attentais qu'il me serve un salvateur breuvage à bulles qu'un certain Bond refuse, et pour cause,  de voir agité dans son cocktail favoris.

Et là, Baboum! La boite tant attendue nous fait tout deux sursauter tant l'impact de sa chute est bruyant. (J'aurais bien illustré ce sursaut synchronisé avec un dessin d'Edika, mais n'en ai pas trouvé)

Passée la surprise, nous poursuivions notre conversation lorsque je commis l'erreur d'ouvrir nonchalamment la boite. Vous imaginez la suite...

 Alors forcément, je peste contre cette foutue technologie, qui au 21ème siècle, faisant fi du potentiel explosif de la chose,  reste incapable de déposer délicatement une boite de soda.
Au lieu de cela, on devrait continuer à se faire des angoisses à la Yves Montant lors de chaque ouverture de boisson même garantie sans nitroglycérine.

Et c'est à ce moment là que mon interlocuteur, le sourire en coin devant ma diatribe contre les aberrations de l'évolution technologique de notre monde, s’apprête à me faire entrevoir les insondables ressources d'adaptation de l'espèce humaine face à la jungle technologique.

Il propose de m’offrir la même boisson et me montre ça :



Bluffé, je savoure (dans un chandail qui aurait pu rester impeccable) un soda devenu, il est vrais, un peu plat.

Un bel exemple d’apprentissage par l'expérience qui montre au moins qu'une situation déclenchante peut avantageusement remplacer une situation prétexte pour entrer dans un processus d'apprentissage.
Je me demande toutefois où sont passée les bulles.

Les témoins s'en mêlent, renouvellent l'expérience donnant naissance à un véritable débat d'idées ou les hypothèses de physico-chimie les plus audacieuses sont avancées pour expliquer le phénomène. 
Sans le savoir nous voila tous dans une dynamique de croisement des représentations et connaissances autour d'une question: 

 "Qu'est ce qui se passe donc dans cette obscure boite ?"

Tout cela rappelant étrangement un processus d'apprentissage social proche du modèle allostérique de A. Giordan.

Au bout du compte, les hypothèses appelant des validations expérimentales, cette journée a du constitué un pic inexplicable des ventes de cette machine.

Il nous manquait juste un expert pour trancher sur la question. 
Faute d'en avoir un sous la main, je me suis penché sur les phénomènes de saturation d'un gaz dans un liquide sous pression. 
Messieurs Henry et Mariotte m'ont permis d'échafauder un scénario qui me semble satisfaisant:
- Avant la chute, il y a équilibre de saturation du Co2 dans la boisson (en gros, le gaz est dissout dans le liquide, sans faire de bulles comme on l'observe dans une bouteille transparente)
- Au moment du choc, l'équilibre de saturation est rompu. Des bulles se forment dans le liquide, le volume de gaz contenu augmente entraînant une élévation de la pression interne.
Si on ouvre la canette, la pression chute d'un coup, le volume des microbulles en suspension dans le liquide va brusquement augmenter. De plus, le passage en sursaturation favorisera l’ébullition.
- Si on frappe sur la boite, on "aide" le liquide en état de sous saturation (moins de gaz dissout, pression plus élevée) à absorber une partie du gaz évacué par le choc. Les bulles dans le liquide vont, soit se dissoudre, soit rejoindre la poche de gaz. La pression diminue (limitant le choc de dé-saturation) et les microbulles prêtes à augmenter de volume dans le liquide lors de l'ouverture sont en grande partie éliminées.

Je pencherais sur la prépondérance des microbulles en suspension, mais bon, je ne suis pas physicien…
Donc, en attendant d'en trouver  un au bar du coin (ou sur e-180), si quelqu'un connait le phénomène exact on en apprendra tous un peut plus par média socio-décentralisé...


Quoi qu’il en soit, quelque chose me dit qu'il est possible de sauver les bulles....
* Audiard et Lautner me pardonneront cette petite parodie émanant de ce qui occupe les pensées de bien d'entre nous cette semaine.

Le Québec libre, un autre monde.

La semaine dernière, Christine Renaud nous exposait sa vision de la facilitation de l'apprentissage par les pairs par le biais des réseaux sociaux (voir en particulier les 3 minutes 30 sur la genèse de e-180 à partir de la 14ème minute)



Le vécu exposé de son expérience de Twitter en tant qu'enseignant, m'a pour le moins laissé rêveur...

M'étant penché sur le sujet l'année dernière lors d'une expérience de conception de classe virtuelle, il m'est apparu que ce qui semble une liberté évidente au Québec n'est pas allant de soit en France.

Voici pour illustrer mon point de vue quelques morceaux choisis de la présentation que j'avais construite à cette occasion :


Le rapport peut sembler ténu, mais ça m'a fait penser à Mélanie, ma grand mère défunte. 
Elle disait toujours (c'est moins bien sans l'accent auvergnat) : 
"Mets ton bonnet, c'est par la tête qu'on prend froid!" 
... mais aussi :
 "Ne marches pas pieds nus sur le carrelage, c'est par les pieds qu'on prend froid!" 

A bien y regarder, est ce qu'on à froid parce qu'on prend l'habitude de rester au chaud ou parce que telle ou telle partie de notre corps est sensible aux déperditions thermiques ?

Quelques années plus tard (sans doute animé d'un esprit déviant), j'ai attendu de venir en Guadeloupe pour devenir frileux. 

Cela me pousserait à penser que les réticences de certains de mes collègues, vis à vis du Web dans leurs pratiques de classe,  pourraient autant tenir à leurs "sensibilités" personnelles qu'au contexte/cadre rigoureux au sein duquel ils exercent.

Cela va sans doute à l'encontre des modes de fonctionnement établis, mais tout comme un enfant ne peut s'épanouir qu'au prix d’expériences propres de pneumonies acquises à livrer des batailles de boules de neige sans bonnet; J'ai du mal à croire que l'école puisse plonger dans cette ère du numérique qui la submerge déjà si on l’empêche de se mouiller ?


lundi 18 novembre 2013

Organiser une Veille Collective Interne

Après quelques mois de réflexion (depuis l'article du 14/03/2013) et une panne de courant pendant 7h à Mare Gaillard jeudi dernier, voici un article "presque" de synthèse à mi parcours.

Presque une synthèse, car y sont abordés :
- La veille
- La confidentialité
- L'organisation d'un travail collaboratif
- La construction et la gestion d'un RPA (réseau personnel d'apprentissage). En l’occurrence, il s'agit plus de fédérer une communauté de pratiques.
Mais c'est pour le moment un travail individuel (il manque donc la collaboration)

Cerise sur le gâteau, la présentation a été construite avec une sorte de couteau suisse de ma caisse à outil : RealTimeBoard
Cet outil, intégrant une offre éducation, permet de collaborer tant à la synthèse d'un brainstorming, qu'à la gestion de projet, à la curation de documents GoogleDrive et pages Internet, à la construction de présentation par Zoom. (non je n'ai pas d'actions dans la start-up ;-))

Alors pourquoi ne pas l'utiliser pour organiser la veille?
- Le système de veille est proposé dans un cadre  légal institutionnel en évolution (Enseignement publique)
- La lisibilité du tableau dépend directement de son organisation et de la navigation du lecteur
- Réactivité et stabilité sont perfectibles

Pour ceux que l'outil ou le projet intéresse, l'invitation à collaborer à la réflexion reste ouverte...
http://realtimeboard.com/app/834606/Veille-Collective-Interne

jeudi 31 octobre 2013

Paranoïa identitaire numérique

Pour une fois que j'avais une heure d'avance pour la conférence ITyPA !.. (Merci l'heure d'hiver pas appliquée en Guadeloupe qui m'a même laissé le temps de préparer un plat de pâtes à toute la famille)
Voila que je me retrouve à m'agiter devant (ou derrière?) mon écran en me demandant si Louise Merzeau a bien décidé de traiter un autre sujet que celui prévu.

Bien sur, je m'enflamme et laisse une belle trace de suie dans le fil de commentaires YouTube avant qu'elle articule la première partie de son exposé avec le sujet du jour : L'identité numérique.

Et là! Crise de paranoïa :
" Soit JM Gilliot à la clairvoyance de maître Yoda, soit il était au courant des subtils enchaînements des échanges improvisés entre C Vaufrey et L Merzeau ?...
Les interventions de C Vaufrey sont elles improvisées ou ont-elles fait l'objet d'une répétition ?...
Tout cela se passe en direct : une "pré-écriture" des dialogues ne serait-elle pas la seule solution permettant aux intervenants de maîtriser leur image numérique ?...
Mon cher MOOC se transformerait-il en espace de cyber-réalité à la sauce t'as pas de shampoing ?..."

A la fin du HangOut, après quelques exercices de relaxation, je reprends mes esprits et mesure la teneur de cette longue introduction sur cette notion de présence numérique. Ce qui me renvoi au film de Kubrick : "2001 l’odyssée de l'espace"
Je pense en particulier au monolithe qui apparaît à plusieurs reprises, dans différents contextes.

Le voici dans une reconstitution hyperréaliste de la première scène du film...

... Et lors de sa dernière apparition dans un camp de hackers allemands en Hollande (ils ont même rattrapé l'os lancé par les primates)

"C'est quoi ce truc ?" 
Voila la question que je me suis posée tout au long du film quand je l'ais vu la première fois (je devait avoir 14 ans, si quelqu'un se souvient de l'année de la première diffusion en France ?). 
C'est d’ailleurs pour continuer à me la poser et en discuter avec des amis que je ne lirai ni l'article de Wikipédia, ni la nouvelle de A.C. Clarke, ni aucune analyse d'expert.

La présence n'est pas l'identité, mais l'identité de quelque chose d'absent a-t-elle un sens ?
Sans sa présence à l'écran, on ne se poserait évidement pas la question de savoir ce qu'est ce monolithe.
Le "c'est quoi" correspond à l'identité du monolithe. Cette hypothèse est-elle recevable ?
Confrontons-la aux définitions proposées par le dictionnaire en ligne LAROUSSE
  • Rapport que présentent entre eux deux ou plusieurs êtres ou choses qui ont une similitude parfaite : Identité de goûts entre personnes.  
Si on considère le monolithe unique, cette définition n'est pas applicable.
  • Caractère de deux êtres ou choses qui ne sont que deux aspects divers d'une réalité unique, qui ne constituent qu'un seul et même être :Reconnaître l'identité de deux astres.
En considérant le monolithe comme le symbole d'une réalité unique, les situations mise en scène comme des manifestations de cette réalité en différents lieux à différentes époques avec différents acteurs, la définition peut s'appliquée. 
Il n'en reste pas moins que limiter l'identité du monolithe au symbole qu'il représente laisse un très large champ d'interprétations au spectateur : Ce qu'il est, réside alors dans les représentations du public et interdit ainsi de dégager un caractère unique correspondant à son identité.
Du point de vue de l'identité numérique, l'approche de la définition peut être intéressante : Une même personne peut montrer des aspects divers d'elle même sur internet. La façon dont elle est perçue par une seule autre personne peut alors correspondre à des représentations différentes voir divergentes. Ces facettes constituantes de l'identité d'une personne deviennent alors difficilement réductibles à une unité d'individu. L'identité numérique ne pourrait alors être "reconnue" et peut être serait-il acceptable de parler d'identités ou d'images numériques au pluriel.
  • Caractère permanent et fondamental de quelqu'un, d'un groupe, qui fait son individualité, sa singularité : Personne qui cherche son identité.Identité nationale.
Si on s'en tient à cette définition, le monolithe qu'il soit unique ou multiple a au moins deux caractères identitaires indiscutables : Il est parallélépipédique et noir. Dans cette définition l'identité est portée par l'objet et pas par les représentations qu'on s'en fait. 
Mais bon... Quel est l’intérêt du film si on se restreint à considérer le monolithe comme un simple objet caractérisable ?  
En ce qui nous concerne, si la "forme" et la couleur suffisaient a définir l'identité d'une personne nous vivrions dans un monde bien inquiétant, fusse-t-il numérique.
  • Ensemble des données de fait et de droit qui permettent d'individualiser quelqu'un (date et lieu de naissance, nom, prénom, filiation, etc.) : Rechercher l'identité d'un noyé.
Rien dans le film ne permet d'affirmer que le monolithe est unique. Par contre, dans chaque scène il apparaît  mais ne semble pas agir. Si c'était un suspect, aucun caractère, aucune trace ne permettrait de l'identifier. Cela nous renvoi à une des thématiques du fil Twitter : Suffit-il d'être présent, et de quelles manières, pour accéder à une identité? 
Une synthèse de (rapide, désolé) des discussions consisterait à dire que l'identité se constitue à partir des traces laissées lors de ses pérégrinations ou publications.
Si c'est le cas, j'espère que les futurs paléontologues du net pourront se faire une idée plus précise de ce que nous étions à partir de nos traces que celle que nous nous faisons des dinosaures (Si on vous a convaincu qu'il s'agissait d'animaux verts à sang froid ou que le T.Rex était nécessairement un super prédateur, lisez "le ptérodactyle rose..." de R.T Baker)

Merci LAROUSSE !
J'ais bien démonté mon hypothèse : Non seulement, je ne suis plus sur que l'identité soit unique, mais je ne peux même pas l'identifier à l'objet et encore moins la résumer aux caractéristiques de l'objet ou ses actions.  
Qui plus est, aucune de ces définitions ne semble vraiment coller au concept d'identité dans le contexte numérique.

Identité naturelle (sans interface numérique) et numérique ne répondraient donc pas aux mêmes dynamiques ?
A mon sens, il y a autant de points communs que de divergences:
- Hors critères objectifs (empreintes digitales ou éléments de profil numérique), les deux semblent se construire de façon externe et collective à partir d'interactions sociales basée sur ce qui est perçu d'un individu : L'identité émerge d'un consensus d'images subjectives permettant de reconnaître un individu. La personne concernée ne peut donc avoir de contrôle direct sur son identité et peut, au mieux, soigner son image.
- Dans le cas de l'identité naturelle, il est difficilement possible de cloisonner les sources d'image qu'on renvoie (que je fasse un cours, du skate ou que j'enterre la vie de garçon d'un copain dans un bar, ces images seront associées à la même personne). A l'opposé, il m'est tout à fait possible de cloisonner les images numériques que je renvoie (rien ne m’empêche de tenir mon blog d'homme politique, de participer à ITyPA et de chatter sur des sites coquins sans que rien ne soient jamais associé par qui que soit à part la NSA).

Le concept d'identité numérique me parait inapproprié, dans un espace où on est libre d'endosser plusieurs identités.
Décomposant ainsi en facettes notre identité naturelle, il devient possible de désinhiber l'expression des différents aspects de notre personnalité.
Plus de raison d'être paranoïaque : Les limites admises glissent de morales et sociales vers personnelles et éthiques (aussi légales et techniques bien sur)

Réconforté par Lionel JULIENNE, je peux donc aller me coucher en le citant :


" Finalement, l'enfer ce n'est pas les autres :-)) "




mardi 29 octobre 2013

Meta caisse à outils dans l'coffre!

Suite à la conférence de M Guité la semaine dernière, je me suis réveillé pour fouiller dans une "caisse à outils" de collaboration en ligne que j'avais diffusée dans le cadre d'une formation dispensée en 2013.
Cette collection publiée  sur Pearltrees compile ma veille personnelle, et des recherches spécifiques aux demandes et besoins formulés par les apprenants suivant la formation.
J'y ai retrouvé et ré-achalandé le compartiment méta de veille sur la veille et me permet de la partager avec sa petite histoire.


Utiliser des outils de travail collaboratif dans Frederic Bernard (fred_bernard)

Share anything on Android by downloading Pearltrees
 

 A l'époque de la constitution de cette "boîte", Pearltrees était mon outil de veille préféré. 
Je mis donc en place une stratégie de filtrage: Se limiter à des ramifications à 3 branches proposant un développement de ce que j'estimais les trois "meilleures" solutions au problème de chaque nœud de l'arbre...
Par contre, m'étant astreint à ce classement, chaque perle m'était familière, et ainsi plus souvent accompagnée d'un commentaire personnel.
Conservant cette ligne de conduite, je décidais de m'émanciper de la règle des 3 choix pour me limiter à des contraintes de lisibilité:
Mes arbres commencèrent donc à ressembler plus à des bonzaïs qu'a du liseron permettant enfin de voir les papillons qui jouaient dans le feuillage (l'électronicien filtre le bruit, le jardinier taille pour laisser passer la lumière)
Mais bon... Vous imaginez un passionné de bonzaï vous tendre ses ciseaux et vous dire "Vas-y ! Fais toi plaisir !".



Je fût toutefois vite confronté à une forme d'infobésité paradoxale : J'accumulais des données en grande quantité plus pour les diffuser que pour les utiliser... 
C'est ainsi que mes "arbres" poussaient de façon tant prolifique qu'anarchique, créant une telle jungle fractale que j'étais moi même incapable d'en récolter les fruits: "l'aspect heuristique de l'arborescence ne résiste pas profusion" 

De cette résolution ne subsista que le nombre 3 (3 jour de discipline à lutter pour ne pas ajouter le 4éme du palmarès parce qu’il est quand même vachement bien!)


- Tout l'arbre doit être lisible dans la fenêtre de mon navigateur.
- La navigation dans les "couches" accessibles par les "Pearltrees" imbriqués doit restée simple (3, 4 imbrications maximum pour ne pas remplacer la complexité de ramification plane par une complexité spatiale)

  
Restait une contradiction je diffusais une veille sur des outils collaboratif sans collaborer!
J'avais l'étrange impression d'être Clint Eastwood avec un chapeau de paille, des sabots en caoutchouc et un arrosoir en guise de guitare* en train d'affirmer sans sourcillé: "Do as I say! Not as I do!"

Difficile de passer du centralisé au distribué sans se mettre d'accord sur des règles ou du moins une ligne commune. Faute de pouvoir paramétrer Pearltrees selon mes règles nous ne sommes que 3 dans l'équipe de ce curation.


Après avoir essayé de nombreux outils (dont beaucoup découverts dans ITyPA), je reste à la recherche d'un outil de veille qui intégrerait:
- Une organisation heuristique visuelle
- Une possibilité, pour le lecteur, de filtrer les thématiques et de paramétrer la complexité d'affichage (depuis les ramifications principales jusqu’à la totalité des ramifications)
- Une compatibilité aussi vaste que possible (des pages Web aux contenus multimédia en passant des contenus personnels)
- Des possibilités de collaboration en curation
- Une possibilité de concertation entre collaborateurs avant publication
- L'édition automatique d'une page d'actualité (genre Scoopit ou TaDaWeb)
- Des fonctions de "bavardage" social ergonomiques.
- Et bien, le tout sur gratuit...

En attendant qu'un talentueux programmeur me pique l'idée (comme si j'étais le seul à l'avoir ;-)) pour me la revendre en free-mium, et bien je fait ma petite cuisine pas toujours bien digeste.

Et la votre de cuisine? Elle est comment ?



*Je pense que c'est dans Honkytonk Man (d'où la guitare et pas un flingue) mais je n'en suis pas certain. Si quelqu'un se souvient du film où Eastwood assène cette réplique à un gamin, je suis preneur.

mercredi 16 octobre 2013

EAP, EPA ?... En anglais PLE vs PLN ?

Alec Couros, PhD Thesis illustration, the Networked Teacher
http://educationaltechnology.ca/couros/580

What is a PLN? Or, PLE vs. PLN?

Alors bien sur, tout le monde ne lis pas l'Anglais...
Mais si comme moi, vous vous demandez si c'est l'environnement ou l'apprentissage qui est personnel. La lecture de cet article d'un blog d'Alec Couros peut vous éclairer par la mise en avant deux points cruciaux : 

- Un Environnement Personnel d'Apprentissage pourrait ne pas nécessairement être numérique.
Quand bien même cela serait le cas, il faut bien convenir du fait que notre arsenal Web2.0, est autant une interface facilitant la connexion entre des personnes qu'entre des données.

- A la différence d'un environnement qui serait donc un ensemble de moyen, un réseau (Network) d’apprentissage correspondrait à un écosystème d'apprentissage social.
La finalité ne serait donc pas dans l'environnement mais dans les nouveaux usages, les nouvelles relations interpersonnelles qu'il favorise ou amplifie.

N'est ce pas cette dimension sociale qui constitue une grande part de l’intérêt des cMOOC ?

En ce qui me concerne, c'est plutôt mon Réseau Personnel d'Apprentissage que j'ai envie de développer dans ITyPA...

Comme le dit cet article de PEARSON OLE COMMUNITY :
"Personal Learning Networks (PLNs) are all about connecting with the people,..."
"tdla : Les réseaux personnels d’apprentissage n'existent que par la connexions entre les personnes,..."


PS :  Bien que sortie du contexte de la thèse du Dr Couros, la première illustration me semble parlante pour décrire tant l’écosystème d’apprentissage que les interactions d’un enseignant dans le réseau constitutif de cet écosystème. 






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